La CPI marque la Journée de la justice pénale internationale, en lançant une campagne sur le thème de la #résilience

MONDE

La Cour pénale internationale (« CPI »ou « la Cour ») marque aujourd'hui le 17 juillet, Journée de la justice pénale internationale. Les commémorations de cette année se concentrent sur le thème de la résilience en temps de crise et de conflit. Au milieu de la pandémie mondiale, des violations flagrantes des droits de l'homme continuent de se produire à travers le monde ; il y a un appel général en faveur de la justice. En ouvrant un dialogue sur la résilience, la Cour invite ceux qui cherchent à construire un monde plus juste à s'engager avec la CPI et entre eux, en partageant des messages et des témoignages de force, d'espoir et de dignité humaine.

Le Président de la CPI, le juge Chile Eboe-Osuji, a déclaré : « Plus que jamais auparavant, les défis particuliers rencontrés cette année, qu'ils soient d'origine humaine ou liés à une pandémie mondiale, nous inspirent à redoubler de détermination à nous acquitter de notre mandat pour l'humanité, qui est uniquement la cause de la justice et de l'état de droit. En tant que Cour, nous avons été créés pour insister sur la responsabilité lorsque certains des crimes les plus atroces du monde – génocide, crimes de guerre, crimes contre l'humanité et agression – ont été commis. Des victimes du monde entier ont placé leur espoir dans la CPI. Nous tiendrons le cap, sans fléchir. »

Malgré les défis de cette période unique, les bureaux de pays de la CPI dans le monde ont poursuivi leur travail, en maintenant une présence vitale dans les communautés affectées par des crimes. Le personnel des bureaux de pays de la CPI a honoré le 17 juillet par le biais d'activités et d'événements pour ces communautés, que ce soit par la radio, des webinaires ou, si possible, en personne. Le bureau en République centrafricaine a lancé une série de programmes radio intitulée « Le grand débat sur la justice », diffusés à une audience de millions de personnes dans les communautés affectées par des crimes. En Côte d'Ivoire, en collaboration avec des associations de victimes, le personnel du bureau de pays de la CPI a organisé un événement conjoint spécial pour marquer cette journée, soulignant l'importance fondamentale des victimes dans le système du Statut de Rome. En République démocratique du Congo, le personnel de la Cour a participé à des émissions interactives de radio, sur les stations nationales et régionales (en particulier en Ituri) du 13 au 17 juillet, afin de répondre aux questions des auditeurs sur la CPI et son travail dans le pays. À Gulu, en Ouganda, des responsables de la sensibilisation de la Cour, en collaboration avec des ONG locales, ont tenu une table ronde radio pour répondre aux appels du public et des communautés affectées par des crimes. Des responsables de la sensibilisation de la CPI en République de Géorgie se sont activement engagés auprès des communautés de personnes déplacées par le conflit de 2008 ; en revenant notamment auprès des hommes, des femmes et des enfants présentés dans la série de récits de la CPI sur la vie après le conflit pour partager les photos avec eux et leur montrer comment leurs histoires ont été racontées. En outre, le bureau de Géorgie a été invité à participer à un webinaire consacré à la Journée de la justice pénale internationale, organisé par la Fondation Levan Aleksidze.

Ces récits et bien d'autres seront présentés dans le cadre de la campagne de la Cour sur la #résilience tout au long de l'année à venir. À partir du 17 juillet, la CPI partagera des récits et des messages à travers sa page Internet dédiée à la campagne sur la #résilience ainsi que sur les réseaux sociaux.

Cette campagne comprend notamment des vidéos des dirigeants de la Cour, des citations, des visuels et des graphiques inspirants, et une série de récits d'une année intitulée : « La vie après un conflit : Témoignages recueillis par l'Unité de la sensibilisation de la CPI auprès de survivants des pires crimes qui soient ». En rassemblant et en partageant ces récits de survivants, accompagnées de photographies des photographes de National Geographic Rena Effendi et Pete Muller, cette campagne vise à mettre ces personnes en avant, pour aider à briser l'isolement et les stigmates, et mettre en lumière la force, la guérison et l'autonomisation. Ici, les gens peuvent raconter leurs histoires de leur propre voix. Ce sont de tels récits qui continuent de galvaniser la détermination de la communauté internationale à promouvoir l'accès à la justice et à prévenir les crimes d'atrocités. Tous ceux qui souhaiteraient également partager leurs récits ou leurs messages de résilience peuvent utiliser le hashtag #résilience sur les réseaux sociaux ou envoyer du contenu par courrier électronique à This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it..

Contexte: Le 17 juillet réunit tous ceux qui soutiennent la lutte pour mettre fin, par l'application de la loi, à l'impunité pour les crimes les plus graves qui touchent l'ensemble de la communauté internationale, la défense des droits des victimes et les efforts pour la prévention de ces crimes. Adopté le 17 juillet 1998, le Statut de Rome est le traité fondateur de la CPI, ratifié par plus de 120 pays. La CPI est la première cour pénale internationale permanente établie pour mettre fin à l'impunité des personnes accusées des crimes les plus graves qui touchent l'ensemble de la communauté internationale : génocide, crimes de guerre, crimes contre l'humanité et crime d'agression. Le Statut de Rome a également créé le Fonds au profit des victimes avec un double mandat : (i) mettre en œuvre les réparations ordonnées par la Cour et (ii) apporter une réhabilitation physique, psychologique et matérielle aux victimes survivantes, à leurs familles et aux communautés affectées. Le Fonds assiste les survivants afin qu'ils puissent commencer le processus de guérison et reconstruire leur vie, et puissent promouvoir la paix et la réconciliation.