Journée internationale des droits des femmes : l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable

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La Journée internationale des droits des femmes tire son origine d’une manifestation pour le vote des femmes organisée en Amérique par le Comité National de la femme du Parti socialiste le 28 février 1909.

Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain.

Elle a été par la suite officialisée le 08 mars 1977 par l’ONU, couvrant à cet effet, plusieurs événements et circonstances à travers le monde, en l’occurrence la célébration des avancées des droits des femmes.

Le 08 mars n’est pas une journée des pagnes, des boissons, de prostitution, etc… c’est une journée internationale qui met en avant la lutte pour les droits des femmes et spécialement la réduction des inégalités par rapport aux hommes. C’est une journée de mobilisation pour rappeler que l’égalité femmes-hommes est une priorité.

Pourquoi les femmes doivent célébrer cette journée ? C’est tout simplement parce que l’égalité des sexes est un droit humain fondamental. Il s’agit sans nul doute, d’un facteur imparable de lutter contre la pauvreté.

Pour le 08 mars, trois thèmes sont retenus pour la RDC.

Thème mondial « l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable ». Il s’agit ici selon l’ONU femme, de venir en reconnaissance de la contribution des femmes et des filles du monde entier qui mènent l’offensive quant à l’adaptation et la réponse aux changements climatiques et à leur atténuation, en faveur de la construction d’un avenir plus durable pour toutes les personnes, et ceci, en prévision de l’organisation de la 66è session de la Commission de la condition de femme (14 au 25 mars 2022).

Thème international : » réalisation de l’égalité du genre et avancement de toutes les femmes et les filles dans le contexte des politiques et programmes relatifs aux changements climatiques et à la réduction des risques environnementaux et des risques catastrophes ».

Thème national  » la promotion de l’autonomisation des femmes et des filles dans le contexte de lutte contre le changement climatique et réduction des risques de catastrophes ».

A en croire l’ONU femme, les problèmes liés aux changements climatiques et à la durabilité ont eu et continueront à produire des répercussions gravissimes et durables sur notre environnement et sur le développement économique et social. Il s’agit des femmes et filles, qui constituent un groupe le plus vulnérable et marginalisé dans nos sociétés. Elles sont amplement reconnues comme étant plus vulnérables aux impacts du changement climatique que les hommes, du fait que, elles constituent la majorité des personnes pauvres de l’univers et sont de plus en plus dépendantes des ressources naturelles qui sont menacées par le changement climatique.

Par ailleurs, les femmes et les filles sont victimes de l’impact néfaste de la crise climatique, car cette dernière amplifie les inégalités existantes entre les sexes et met la vie et les moyens de subsistance des femmes en danger. À travers le monde, il est incontournable que les femmes sont assujetties de plus en plus aux ressources naturelles. Elles doivent jouer inéluctablement un rôle essentiel dans l’orientation et la stimulation des changements en matière d’adaptation, d’atténuation et de solutions aux problèmes d’ordre climatique.

Dans le contexte congolais, l’autonomisation des femmes et jeunes filles forme le 5è objectif de développement durable. Il s’agit en fait, de l’égalité entre le sexe et vise à mettre fin à toutes les formes de discriminations et de violences contre les femmes et les filles à très l’humanité. A cet effet, les cibles visés intéressent la lutte contre les discriminations et contre les violences faites aux femmes, l’accès des femmes à des fonctions de direction et de décision de l’accès et l’accès universel aux droits sexuels et reproductifs.

Ainsi, les femmes et filles jouent un rôle essentiel dans l’adaptation et l’atténuation du changement climatique grâce à leur rôle dans les secteurs clés tels que l’agriculture, la gestion durable des ressources naturelles et la conservation des échos système.

La journée étant dédiée aux droits de la femme, il faut rappeler au législateur congolais de faire application de l’article 14 in fine du Protocole de Maputo du 17 juillet 2003 (Mozambique) qui prévoit que : « (…) protéger le droit reproductif des femmes particulière en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle ou viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus.

Aux Femmes, soyez conscientes de la journée dédiée à vos droits. Organisez-vous, et faites bien les plaidoyers, les actions de grande envergure afin d’éviter l’inégalité entre hommes-femmes surtout dans le contexte du changement climatique et la réduction des catastrophes.

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