Koffi Olomidé jugé en appel ce lundi pour agressions sexuelles et séquestration

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Avec AFP

Ce lundi 25 octobre débute devant la Cour d’appel de Versailles le procès en appel contre Koffi Olomidé, 65 ans, superstar de la musique congolaise. L’appel avait été interjeté par le Ministre public, insatisfait de la condamnation prononcée en première instance.

En mars 2019, le tribunal de Nanterre avait condamné l’artiste à deux ans de prison avec sursis pour « atteinte sexuelle» sur l’une des jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits. Le chanteur star de la République démocratique du Congo (RDC) avait été relaxé des poursuites concernant trois des danseuses.

Initialement mis en examen pour viols aggravés et séquestration en 2012, Koffi Olomidé voit finalement la juge d’instruction le renvoyer en 2018 devant le tribunal correctionnel pour «atteinte sexuelle avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité» – ou agressions sexuelles – et séquestration. Il est également jugé pour aide illégale à l’entrée et au séjour des danseuses, venues de la RDC.

Koffi Olomidé de son vrai nom, Antoine Agbepa Mumba est accusé d’agressions sexuelles et de séquestration envers quatre de ses anciennes danseuses, faits présumés commis entre 2002 et 2006. L’artiste conteste ces accusations.

Contacté par l’AFP, l’avocat du prévenu Me Emmanuel Marsigny, n’a pas souhaité s’exprimer sur la présence ou non de son client lors de l’ audience de ce lundi, prévue à 14h.

« C’est un dossier qui ne tient pas », martèle Me Emmanuel Marsigny pour défendre son client, «une accusation n’est pas une preuve». L’avocat souligne qu’en première instance, le tribunal « a fait litière de la quasi-totalité de toutes les accusations : il a été condamné pour des faits [datés de] 2002 et 2003 sur une des jeunes femmes, [ce qu’il] conteste ».

Le procès en première instance s’était tenu à huit clos, ce que n’ont pas demandé cette fois-ci les parties civiles.

Rappel des faits

En 2007, une première danseuse porte plainte et décrit à la justice ses tournées avec Koffi Olomidé en France. Elle dit les vivre enfermée près de Paris, dans un pavillon surveillé par trois gardes, sans possibilité de sortir ni de téléphoner. Les trois autres, qui déposent plainte en 2009 puis 2013, confirmeront ce récit, selon l’accusation. Selon le récit des danseuses – dont une qui assure qu’elle était alors mineure – à la justice, elles étaient parfois amenées dans une chambre d’hôtel ou dans un studio d’enregistrement pour que le chanteur les force à avoir une relation sexuelle.

L’une d’entre elles rapporte qu’elle subissait la scène deux fois par semaine. Une autre raconte qu’elle se laissait faire pour ne pas perdre son poste de danseuse. En juin 2006, elles s’échappent ensemble du pavillon francilien avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l’aide de somnifères, selon leur récit.

Koffi Olomidé a déjà été condamné en RDC en 2012 à trois mois de prison avec sursis pour violences contre son producteur.

Il avait également été expulsé du Kenya en 2016 pour avoir donné un coup de pied à l’une de ses danseuses et la Zambie avait émis en 2018 un mandat d’arrêt à son encontre pour une agression sur un photographe en 2012.

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