Moody’s a ausculté la résistance des économies d’Afrique subsaharienne : pour l’agence de notation, les pays les plus capables de réagir en cas de crise économique sont ceux qui maîtrisent leurs dépenses publiques obligatoires. Rwanda, Cameroun et Côte d'Ivoire tireraient leur épingle du jeu. Namibie, Maurice et Afrique du Sud sont les pays les plus fragiles, d'après le même rapport.

Read more ...

Le gouvernement camerounais prévoit de réduire les dépenses fiscales de 307,5 milliards de FCFA durant les années budgétaires 2019 en cours et 2020 prochaine, apprend-on des documents officiels du ministère des Finances. Pour la première année, les principaux domaines concernés sont ceux de l’importation de poissons congelés qui perdront à la fin de l’exercice 71 milliards de FCFA d’avantages fiscaux tant en termes de Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) que des droits de douane et ceux d’incitation à l’investissement (-60 milliards de FCFA).

Read more ...

Des défenseurs de l'environnement nigériens et internationaux ont lancé une pétition contre le déclassement de la moitié de la grande réserve naturelle nigérienne de Termit et Tin Toumma au profit de China National Petroleum Corporation (CNPC).

« Nous avons lancé cette pétition mercredi dernier parce que le gouvernement du Niger a adopté en juin un projet de redéfinition de la réserve, qui est vraiment menacée par l’exploitation pétrolière d’une société chinoise », a déclaré vendredi 9 août Hamadou Soumana Oumarou, membre de l’ONG nigérienne Jeunes volontaires pour l’environnement.

Créée en 2012, à cheval entre les régions d’Agadez (nord), de Zinder (centre-sud) et de Diffa (sud-est), Termit et Tin Toumma est considérée comme l’une des plus grandes réserves terrestres d’Afrique. Elle abrite 130 espèces d’oiseaux et 17 espèces de mammifères, dont des espèces protégées et menacées : gazelle dama, addax, guépard saharien, mouflon à manchettes, selon les services nigériens de l’Environnement. Une centaine de variétés de plantes y a également été répertoriée par l’université de Niamey.

Des espaces et des espèces menacées

Selon Hamadou Soumana Oumarou, la pétition, disponible sur internet, « demande le reclassement de la plus grande réserve naturelle d’Afrique », et accuse « la Chine de détruire impunément la biodiversité en Afrique ». Celle-ci a déjà reçu « 24 000 signataires sur un objectif de 50 000 ».

Le 26 juin, un conseil des ministres avait décidé du « déplacement des limites » de la réserve, afin de « se conformer au contrat de partage de production » qui lie depuis 2008 le Niger à la China National Petroleum Corporation (CNPC).

Néanmoins, le gouvernement a voulu rassurer  : « une partie du périmètre de la réserve empiète sur les blocs pétroliers d’Agadem attribués à CNPC. Ses limites seront déplacées. Mais la réserve conservera la même superficie de 96 560 km2 ».