Le pouvoir judiciaire en question

JUDICIAIRE

Dans la haute magistrature, une page vient de se tourner. Ou d'être tournée. C'est selon. En tout cas, avec la nomination des hauts magistrats, place à une nouvelle page. Encore blanche. D'une blancheur immaculée.

Commence le plus important. De quoi sera remplie cette page ? Sera-t-elle une page glorieuse ? La tentation est forte de répondre en renvoyant la balle dans le camp des hauts magistrats frais émoulus de l'ordonnance présidentielle. Ces derniers auront, à l'évidence, une part de responsabilité dans le récit à coucher sur la page qui s'ouvre. Comme l'ont eue leurs devanciers.

Mais, ce serait réducteur de lire la situation de l'appareil judiciaire à l'aune de la seule production des magistrats. En l'occurrence, celle-ci ressemble même à l'arbre qui cache -mal ?- la forêt de la maladie dont souffre depuis des lustres l'appareil judiciaire. Du point de vue du fonctionnement des institutions rd congolaises, on parlerait même d'un mal congénital.

Proclamé pouvoir indépendant de deux autres - le législatif et surtout l'exécutif - le judiciaire n'a jamais eu véritablement les moyens financiers et matériels de son indépendance. Dépendant qu'il a toujours été du Gouvernement, l'appareil judiciaire congolais a très rarement eu -c'est un euphémisme- les coudées franches pour s'assumer comme pouvoir distinct.

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