Le Parquet s'est déjà saisi de la mort par empoisonnement du juge Yanyi

JUDICIAIRE

Selon les conclusions du rapport de l’autopsie menée à la demande du Parquet et des membres de la famille du défunt juge Yanyi, ce dernier, juge président dans le procès Ministère public contre Vital Kamerhe et consorts n’est pas mort d’une mort naturelle mais a plutôt été empoisonné.

Des voix s’élèvent notamment du côté du Syndicat autonome des magistrats du Congo (SYNAMAG) pour que lumière soit faite sur les contours de cet empoisonnement et que les auteurs de ce fait soient retrouvés et poursuivis en justice.

Il sied de rappeler que le Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, par le biais du Premier Substitut du Procureur de la République, Emile Ndjale Wemambolo a déjà ouvert un dossier pénal sous le RMP 1.484./Pr021/NDE  pour faire la lumière sur la mort du juge.

En droit, l’empoisonnement est l’administration volontaire à une autre personne d’une substance mortelle  par absorption, inoculation, inspiration, piqure ou ingestion d’un breuvage, avec pour intention de donner la mort (Article 49 du code pénal congolais).

Cette infraction est punissable de la peine de mort pour l’auteur de l’acte et l’action publique peut être mise en mouvement par le Ministère public qu’il y ait plainte ou non de la partie lésée.  

La mort du juge par empoisonnement suscite encore plus d’intrigue au sujet de cette main noire qui cherche à tout prix à étouffer la vérité qui doit jaillir du procès dit des "100 jours".

Le procès reprendra néanmoins dès ce 3 juin.